[Un truc qui moisissait dans les brouillons du blog.
Qui ne veut rien dire.
Qui est pour le moins torché.
Qui n'a pas été touché depuis novembre dernier.
En attendant mieux, en somme.]

Et il me dit tu verras, dans mon livre, il y aura toi. Toi et moi. Et moi je dis Ah d'accord, c'est bien, et je baisse la tête et je continue le mien. Mon livre. Moi j'y raconte des trucs un peu gnan-gnan, c'est vrai, mais c'est pas grave, le gnan-gnan, ça vend. Y a qu'à voir ce qu'on trouve comme merde au rayon du Auchan, les histoires d'amour dans les cliniques, les femmes médecins qui tombent dans les bras des chirurgiens, les filles qu'ont des visions, les flics qu'ont des liaisons... Y a qu'à voir. Le niais, ça vend bien.
Il se penche au dessus de mon épaule, il lit. J'aime pas quand on fait ça, j'aime pas quand il fait ça, mais je dis rien, je me tais, j'attends. Il me dit Boarf, t'es bête, c'est pas possible, ça ! Elle peut pas oublier le goût du chocolat ! Mais elle est amnésique, que je lui dis. Il se moque un peu de moi. Quand t'es amnésique, t'oublie pas ça. T'oublie ton nom, ton adresse, ton âge, mais le chocolat, ça s'oublie pas. Bon. Le chocolat, ça s'oublie pas. C'est dommage, une histoire d'amour qui commençait avec la découverte du chocolat, moi, je trouvais ça bien. C'était un peu niais, ça pouvait marcher... mais y a des choses qui s'oublient pas, et parmi elles, le chocolat. C'est comme ça.
Du coup, les deux amants de mon livre, s'ils découvrent pas le chocolat, ils se découvrent pas non plus, alors bon, je les laisse là, en plan. Ils intéresseront personne, ils m'intéressent plus. Mais tu veux vraiment écrire des bouquins, que j'lui demande ? Ouais, non, j'sais pas. J'en ai marre du droit, j'vais ptet faire de l'informatique, je sais pas trop. Un truc pour avoir un boulot et partir de chez moi, tu vois. J'en ai marre de mes parents, ils m'aiment pas.
Moi j'dis rien. J'm'ennuie. J'lui parle parce qu'il est là, mais ça serait quelqu'un d'autre que ça me gênerait pas.
Tu verras, qu'il me dit. Un jour j'aurais une porsche. J'lui dis pas que ça m'étonnerait qu'un jour il ait une porsche, j'lui dis pas non plus que ça m'étonnerait qu'un jour il ait un toit, j'lui dis toujours rien. J'le laisse rêver et me raconter, parce que j'suis là, et qu'on s'f'rait encore plus chier si on parlait pas. Un jour j'aurais une porsche, qu'il me dit, parce que je me serais fait publier. J'vais écrire des romans policiers, avec des détectives, des crimes, des enquêtes, tu verras, ça marchera, j'suis sûr que ça marchera. Et quand j'aurais la porsche, on attendra qu'un d'mes parents meure, et on ira ensemble à l'enterrement, en porsche. Et tout le monde se dira ouah, lui au moins, il a réussi. Et tout le monde nous admirera, moi parce que j'aurais réussi, toi parce que tu seras avec moi. Et y aura mon frère qui viendra baver d'vant moi et qui m'demand'ra s'il peut essayer la bagnole, juste une fois, et là, t'inquiète pas, je l'attends, j'me f'rai un plaisir de lui dire non. Ptit con.
Moi j'l'aime bien ton frère, que j'réponds. Il est mignon. J'suis sympa, j'me retiens de rajouter un beaucoup plus que toi. C'est un pochtron, qu'il me répond, moi, j'bois pas : un esprit sain dans un corps sain. J'souris et j'baisse la tête sur mon bouquin. J'lui dis pas que j'préfère le corps malsain d'son frère, j'crois qu'il comprendrait pas. C'est con, c'est utile quand on veut écrire des romans policiers, d'savoir que le type gentil et bourré il aime les grandes filles un peu folles, alors que l'pervers lucide et sobre, il penche plus pour les filles moins grandes et plus sages. Ca aide à établir le profil psychologique du coupable. Ou bien du héros.
Et c'est comme ça qu'on retrouve les
cadavres dans le coffre des porsches.
Peut-être y avez-vous eu droit, vous aussi, vous savez, à ces légendes et ces contes que l'on se raconte au coin du feu, l'hiver, quand on n'a pas envie de contempler d'un air désabusé ces défilés d'absurdités que l'on nous propose sitôt allumé le poste de télévision et que la perspective alléchante d'une flanerie virtuelle sur la toile est rendue impossible par les classiques problèmes de wifi, de fournisseur d'accès ou encore de factures impayées. Rien à faire d'autre, donc, que de retrouver la communication à l'ancienne qui consiste grosso modo à échanger propos, idées et tout ce que vous pouvez trouver d'échangeable avec autrui, mais cette fois sans écran ni clavier pour jouer les intermédiaires. Mais si, rappelez-vous, ça nous est arrivé à tous, au moins une fois. Il paraît même que dans le temps, la majorité voire la totalité des échanges avaient lieu de cette façon, vous imaginez ?! Tenez, si vous êtes joueur, vous pouvez même vous risquer à essayer, une fois cet article lu, bien sûr.
Mais revenons-en au fait. Nous y avons tous eu droit, donc, à ces histoires qu'on se raconte pour passer le temps. L'une d'elle est assez prisée chez les élèves de terminale voire chez les bacheliers encore frais, mais bien heureusement, l'on ne se risque évidemment pas à la raconter aux plus jeunes : ils pourraient s'en trouver choqués de manière irrémédiable et renoncer à jamais aux études dites "longues", et alors, qui formerait notre future haute administration, classe politique, enseignants et chômeurs sur-qualifiés ? Non, ce ne sont pas des choses à dire à n'importe qui, et je vous prierai d'ailleurs, très cher lecteur, de vous aviser d'appartenir à la catégorie de lecteurs appropriée, c'est à dire de plus de seize ans, avant de lire la suite de cet article.
Le conte dont nous parlons aujourd'hui est connu sous plusieurs noms, que la langue, les déformations de la transmission orale et d'autres facteurs encore ont multipliés au fur et à mesure que l'intrigue passait de chaumière en chaumière, néanmoins, une de ses appelations les plus connues reste la suivante : "Pâle Neige et le Sapin." Plutôt que de tenter de résumer le dit conte et de risquer ainsi de tomber dans une paraphrase aussi inutile qu'inintéressante, nous avons préféré vous insérer ci-dessous le texte dans une de ses versions les plus communes.
Il était une fois, dans un grand et beau royaume loin, très loin d'ici, un Roi et une Reine dont le souhait le plus sincère était de sceller leur union par le miracle de la vie. Non pas que leur amour fut pauvre en sentiments, il en était en revanche stérile en résultats, et la Reine ne parvenait toujours pas à devenir grosse, malgré les efforts répétés avec zèle du couple royal et de ses sexologues particuliers en la matière. Les ministres réclamaient un héritier, le peuple quant à lui était en quête de potins croustillants, en bref, la situation devenait grave, et le Roi se devait d'agir pour le bien du Royaume et pour la sauvegarde de son couple.
C'est ainsi que notre Eminente Excellence s'en alla pour un long voyage au Pays des marais Schimik, convaincu qu'il n'y avait pour elle plus d'autre espoir que l'aide d'un sorcier. Après les longues journées d'un voyage où l'escorte royale peina comme jamais elle n'avait peiné - avez-vous déjà seulement porté une chaise Royale tout en vous frayant un chemin à travers les jungles, les fleuves, les fossés, et les sentiers escarpés ? -, notre beau monde toucha enfin au but. L'Habile Monarque, qui savait le langage qu'il faut parler aux viles créatures des marais, ne se fourvoya point en vaines négociations avec le curieux savant qui lui tenait lieu d'interlocuteur ; très vite, le seul argument de la lame royale plaquée contre sa gorge le convint de se montrer conciliant, et quelques minutes à peine après son arrivée, le cortège repartait, en possession du Giavra, solution inespérée au fléau actuel du gouvernement tout entier.
Alors, on n'eut point besoin d'attendre. Quelques lunes à peine après le retour tant attendu du Roi, son Altesse la Reine offrit un sujet de réjouissance nationale à tous ses sujets : l'Héritier arrivait. L'attente fut longue, et l'on ne sait exactement comment, après tant d'années d'impatience, le pays put attendre encore neuf mois de plus. Cependant il le fit, et bientôt, l'enfant naquît ; non pas un Prince, mais une Princesse. L'on conçoit aisément la déception que put alors ressentir la nation entière, en voyant tant d'efforts n'aboutir qu'à une simple et inutile femelle, incapable de règne, et bonne qu'à faire la jouissance d'un étranger en lui offrant et ses charmes et ses terres. Cependant, l'on se trompera ; les moeurs de ce temps étaient bien différentes des notres, et l'on ne tenait pas alors les filles en si grand mépris qu'aujourd'hui, bien au contraire : on se réjouissait même de voir, un jour, la petite princesse défendre les couleurs de la nation aux grandes compétitions inter-royaumes de broderie.
Lorsqu'elle eut grandi, l'Héritière justifia la passion qu'on avait ainsi pris pour elle : c'était une princesse aux cheveux noirs comme les plumes des corbeaux, aux joues aussi rouges que les cerises et à la peau aussi blanche que la neige, à tel point que le Roi et la Reine avaient décidé de la faire appeler Pâle Neige, et, devant le statut professionnel et la haute renommée de ces derniers, la mairie n'eût d'autre choix que d'accepter ce prénom quelque peu extravagant.
Pâle Neige était une enfant pleine de grâce et de talents, ce qui ne lui était certes pas nécessaire étant donné sa naissance, mais qui pouvait toujours lui servir lors des réunions mondaines : ainsi, elle exécutait à la perfection les nouveaux pas de la chorégraphie de Lorie lorsque les scouts du Sénat & de la Légion d'Honneur se réunissaient, une fois par an, dans les jardins privés de Sa Majesté, ainsi encore, elle ne rencontrait pas de difficultés particulières lors de son apprentissage scolaire, bien évidemment superflu, mais auquel tenaient pourtant ses parents, pour des raisons de convenances, autant que ses précepteurs, pour des raisons de subsistance. La littérature, la philosophie et la piété étaient ses plus grandes compagnes de jeux, ainsi, toujours, sur sa table de nuit, Closer, Voici et Gala se tenaient prêts à répondre à une potentielle interrogation métaphysique pouvant sortir à tout moment d'un jeune esprit si vif et si brillant.
Mais dans ce Royaume comme par chez nous, le temps passe, et n'échappant pas à la règle, la petite Pâle Neige qui s'émerveillait devant les bourgeons naissants au printemps passa une année, à la fin de l'hiver, devant les jardins royaux sans pour autant leur accorder un regard : déjà elle était devenue une jolie jeune femme plus attirée par les vitrines du Printemps commercial que par les merveilles de son homonyme saisonnier. Voyant les attraits de sa fille commencer à se développer sérieusement, la Reine commença à s'interroger. Qu'est, après tout, la fonction d'une Reine, si ce n'est d'être la plus belle ? Bien heureusement, notre Bonne Mère Nature, toujours clémente pour celles qui bientôt devront se couvrir la peau de beaumes pour éviter qu'elle ne flétrisse, put tranquilliser l'épouse royale un bon moment : aux éruptions de poitrine de la jeune princesse répondaient des éruptions de visage qui, elles, étaient loin d'être séduisantes. Mais malheureusement pour notre Reine, toutes les bonnes choses ont une fin, et un jour vint le temps où la jeune princesse n'eut plus que les attraits de la jeunesse sans en avoir les défauts, alors que sa mère ne récoltait déjà plus que les fruits trop mûrs d'un âge avancé.
C'est à partir de ce moment que l'entente cordiale qui régnait jusque là dans la Famille Royale commença à montrer des signes de faiblesse. Sa majesté la Reine s'aperçut que la Princesse prenait beaucoup de place dans la vie de son tendre et éminent époux, trop de place à son goût : celle-ci craignit que la douce et sacrée tendresse paternelle ne fut en train d'évoluer vers de bien plus criminels noeuds, mais, n'ayant grâce au Ciel aucune preuve de la véracité de ses horribles soupçons, elle fut bien obligée d'écouter les conseillers de la Cour qui tentaient de l'apaiser pour éviter un scandale, que les faits soient avérés ou non. Un jour, le Roi et Pâle Neige partirent pour une promenade équestre au Jardin des Hespérides, un bois ressemblant fort, ma foi, à notre bois de Boulogne, si ce n'est qu'il s'agissait d'une forêt de sapins, et que Sa Majesté y avait fait aménager une gigantesque verrière dans laquelle on pouvait même rentrer à cheval, et qu'il avait fait peupler de statues des mythologies grecques et romaines ainsi que de bustes hollywoodiens du meilleur effet. Il la pénétra gaiment, elle le suivit dans son idée. Trottant d'abord sur le rythme de la promenade, l'ardente jeune fille décida soudainement de changer la chose en un amusement bien plus excitant, et, agrippant solidement sa monture, elle partit au galop, bientôt poursuivie par son père, qui, faisant fi du manque d'expérience de la pucelle en ces genres de jeux, commit bientôt une imprudence ; il passa derrière elle, et la serra de trop près. Voulant éviter son père qui rajoutait au jeu des règles qui n'étaient plus de son goût, Pâle Neige fit une embardée, et ne vit pas la statue de Myrrha qui attendait près de la sortie. La monture, lancée au galop, s'arrêta comme elle le pût devant l'obstacle, mais derrière, le Roi, emporté par son élan, ne s'arrêta pas : il renversa sa fille, qui eut une les deux jambes brisées. Elle perdait du sang.
Affolé, le Roi se précipita sur sa fille, et son coeur de père céda aux grimaces de l'enfant qui se débattait contre la douleur. Déchiré par le remords, et voyant la Princesse sur le point d'expirer, il se jeta sur elle, serrant sa gorge contre lui et l'arrosant de ses larmes. Quand il relacha son étreinte, elle était morte.
Le Royaume fut en deuil. La Reine, surtout, et malgré les jalousies qu'elle avait pu avoir contre sa fille, ne parvint jamais à se remettre, elle suivit sa fille quelques mois après. Le Roi, quant à lui, hanté par ce souvenir cruel de la perte de sa fille innocente dont il était l'auteur, fit couper la forêt qui avait accueilli leurs derniers jeux. Les sapins furent transformés en une simple et austère demeure, la dernière, pour la jeune femme, et une ordonnance royale en interdit bientôt l'usage dans tout le Royaume, et ce pour tous les temps.
Ca y est. L'étape de l'inscription est finie, et vous allez pouvoir commencer à bouffer du réseau social. Soixante millions d'inscrits, qu'ils disent, c'est que ça doit valoir le coup ! Attention, lecteurs... vous entrez dans le principal intérêt du phénomène Facebook : l'espionnage. Ben ouais, un réseau social... ça demande des amis. Quand même. Ou des connaissances, si vous n'avez pas d'amis. Quelqu'un. Vous êtes pas même obligés que le quelqu'un existe en vrai, d'ailleurs, l'important n'est pas de communiquer avec un autre, mais avec une autre interface. La preuve :

Bref. A la recherche, donc, de votre premier "ami", vous tapez le nom d'une personne de votre connaissance. Il y a des chances pour que vous votre recherche n'aboutisse d'abord pas. Alors, vous tapez le nom d'un geek de votre connaissance probablement déjà inscrit. [digression](et c'est ainsi qu'on tombe sur le facebook de Max le Désespéré) (oui oui, toi) (d'ailleurs je m'en vais briser ton anonymat maintenant...) (meuh non. J'ai bien trouvé ton compte, mais je ne parlerai que sous torture ou pot de vin). [/digression] Que se passe-t-il ensuite ? Un plus ou moins grand nombre de résultats s'affiche sous vos yeux ébahis. Des visages et des patronymes inconnus, toujours plus ou moins en rapport avec votre requête initiale, défilent devant vous. Et c'est là que vous commencez à comprendre. Vous avez accès libre à toutes les informations que l'utilisateur a rentrées... (exceptées celles qu'il tient à cacher, ce qu'il ne fait que rarement). Vous êtes Big Brother. Le roi du monde. A cette étape de la découverte, les réactions sont diverses. Certains pensent détenir là un objet merveilleusement pratique, qui va leur permettre de fouiner un peu partout dans le linge sale des naïfs qui laissent trainer sans inquiétude des informations compromettantes. D'autres, plus réalistes, se disent que si eux ont accès à la vie privée des autres, c'est que les autres peuvent accéder à la leur. Enfin, quelques derniers se disent qu'il ne s'agit que d'une connerie sans intérêt de plus, et ferment la fenêtre pour ne plus revenir, laissant un profil quasi vide pour ceux qui viendront enquêter sur eux.
Concentrons nous sur la réaction la plus commune, c'est à dire l'espionnage délibéré des connaissances et amis inscrits. On tape un nom, on clique, et on épluche le profil qui se présente à nous, systématiquement. Et n'allez pas croire que cet usage est une dérive du site, lancée par de pauvres âmes mal intentionnées et n'ayant rien d'autre à faire que de commérer encore et encore... Rien de tout cela. Le site semble en réalité n'avoir été créé que dans ce but de satisfaire les pauvres âmes mal intentionnées et n'ayant rien d'autre à faire que de commérer encore et encore. Ainsi, il vous demande ce que vous recherchez en créant un compte Facebook : "Friendship", "Dating", ou même, pour les sérieux, "A relationship ?". On vous demande également vos orientations sexuelles : "Interested in Men, Women, both ?" C'est que Facebook a parfois des airs de Meetic. (d'ailleurs, faudrait que j'aille fouiner, un jour, par curiosité) (quand je vous dis que fouiner est une seconde nature...)
Vous fouinez, donc, et prenez rapidement vos marques. Vous épluchez les albums photos, en savourant tout particulièrement l'image d'untel, bourré et à moitié nu, qui a évidemment été ajoutée à l'album par un autre que lui (parce que je sais pas pour vous, mais les photos de ce genre, moi, je les brûle). Vous lisez également tous les messages laissés sur les Wall, et en apprenez parfois de bonnes sur vos connaissances, puisque certains semblent oublier que tout ça est visible par tous, et que pour le privé, il y a le MP... Et puis, de profil en profil, d'épluchure en épluchure, une fois rassasié des curriculum vitae scolaires de vos connaissances, leur état d'esprit du moment (grâce aux précieux Status Updates, genre "Anna Coupeau is dancing", "Gervaise pense à son ex", "Etienne Lantier is stucked in a mine"...) vous notez certaines particularités du site, dont les fameux "groupes", qui rentreront sans aucun doute bientôt dans le livre des records de l'application inutile mais amusante.